KARSTODYSSEE

HYPOTHESES

Le projet Karstodyssée repose sur l’étude du passé pour prédire le futur.

Les pics et creux des cycles de Milankovitch expliquent bien les glaciations et réchauffements précédents. Ils peuvent se calculer pour le futur. Le pic d’ensoleillement de Milankovitch a été au maximum il y a environ 5000 ans et diminuera vers un minimum dans environ 10 000 ans. Le réchauffement actuel pourrait donc s’inverser rapidement (quelques siècles au plus), sous réserve d’une perturbation majeure causée par l’Homme. Cependant, pour certains auteurs, la diminution d’ensoleillement, prédite par les cycles, sera trop faible pour inverser de façon significative le climat. Un tel scénario serait alors catastrophique.

Au plus bas du dernier creux de Milankovitch, il y a 18 000 ans, la mer était 120 m plus bas. Sous l’effet du forçage naturel, le niveau marin actuel a été atteint à une vitesse moyenne proche de 1 cm/an, en faisant alterner des phase de montée rapide et des pauses climatiques dont la dernière a permis le développement des civilisations littorales. Les études actuelles convergent pour indiquer que nous sortons d’une de ces pauses. Des vitesses de 2 à 4 cm par an sont possibles et un maximum de 20 m pourrait être atteint en quelques siècles, avant que ne débute le refroidissement vers la prochaine glaciation.

holocene

 

Les images ci dessous présentent le futur de Nice tel qu’on peut l’imaginer pour les siècles à venir, en s’inspirant du pic final de l’Eémien. L’adaptation à cette remontée sera possible pendant deux à trois siècles, en rehaussant les aménagements littoraux actuels, mais le futur lointain sera plus complexe. évolution Nice2

En réalité, il faut tenir compte de la tectonique car en même temps que la mer monte, les Alpes en pleine croissance, surélèvent les zones littorales avec des vitesses et des amplitudes différentes selon les secteurs. Ainsi la valeur de 23 m rencontrée à la frontière franco-italienne doit être diminuée de la valeur de la surrection (environ 15 m ?).

Un pic final de 8 m semble donc plus réaliste. C’est pour quantifier ces valeurs de surrection qu’il faut étudier plusieurs sites, dans des zones géographiques différentes.