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Le réchauffement climatique : causes, conséquences et stratégies

Depuis 20 000 ans la planète connait une phase de réchauffement. Elle est liée comme celles qui l’ont précédées aux cycles de Milankowicz qui définissent les paramètres de rotation de la Terre autour du Soleil. Ces paramètres font que la Terre se rapproche ou s’éloigne du Soleil avec un cycle régulier d’environ 100 000 ans ce qui la réchauffe ou la refroidit.  La température est aussi régulée par de nombreux paramètres dont les océans qui captent et répartissent la chaleur, les poussières volcaniques qui obscurcissent l’atmosphère et refroidissent la terre, les gaz à effet de serre (H2O, CO2, CH4,…) qui piègent le rayonnement infra-rouge, etc.

Après une période de relative stabilité, d’environ 3000 ans, on assiste aujourd’hui à une nouvelle accélération du réchauffement. L’homme intervient certainement mais sa contribution est discutée. Les principaux courants de pensée actuels lui donnent un rôle primordial. A l’inverse les climatosceptiques ne nient pas le réchauffement mais n’accordent à l’homme qu’un rôle accessoire, voire nul. Le passé semble leur donner raison mais l’avenir pourrait montrer le contraire. Quoiqu’il en soit, le réchauffement est là, qui s’accompagne d’une remontée du niveau de la mer. Certains proposent de lutter contre le réchauffement en réduisant la production anthropique de gaz à effet de serre, mais cela sera-t-il suffisant ? N’est-il pas déjà trop tard ? Plus grave encore, si l’Homme n’intervient que partiellement, la lutte sera alors vaine.

Le niveau marin moyen a augmenté de près de 19 cm, entre 1901 et 2010 (GIEC, 2014), pour un réchauffement de l’ordre de 0.8°C. Ces augmentations pourraient être plus importantes dans le futur, menaçant les enjeux des sociétés littorales. Deux  actions sont possibles : lutter ou s’adapter. Elles ne sont pas contradictoires. Il est donc important que le géographe puisse contribuer à la préservation ou à l’adaptation des enjeux littoraux en analysant des scénarios probables. Par principe de précaution, il est nécessaire de préparer l’humanité à une remontée du niveau de la mer dont nous ignorons la vitesse et l’amplitude.

Cependant les projections, fondées sur des modélisations, donnent des valeurs très variées. Nous proposons d’aborder ce problème par une approche naturaliste, en s’inspirant du passé pour préparer le futur. C’est une démarche classique en gestion des risques.  Une meilleure connaissance des variations du niveau marin, durant les phases climatiques anciennes, est alors une clé pour connaitre les conséquences de la hausse du niveau marin, liée au réchauffement climatique actuel.

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